EXPOSITION DE FIN DE RESIDENCE 2019

 

Les lauréats de l'édition 2018-2019 du concours du Carrefour des Arts inaugurent ce 5 juin l'exposition présentant les projets réalisés pendant leur résidence. 

Juliette Cazalic
Louis Darcel
Caroline Delaville
Irina Favero-Longo
Côme Lequin
Robin Wen

VERNISSAGE le mercredi 5 juin à 18h au 79, Rue du Canal. 

L'exposition sera visible pendant un mois, jusqu’au 5 juillet (du vendredi au dimanche, de 15h à 19h).   

 

 

APPEL A CANDIDATURES : Résidence 2019-2020

 

Le concours de la Fondation privée du Carrefour des Arts est destiné aux jeunes artistes des arts plastiques et visuels résidant en Belgique ou à l’étranger, âgés de 18 à 30 ans et dont la démarche s’inscrit dans une réflexion contemporaine.

Ses lauréats bénéficieront d'une bourse comprenant :

La mise à disposition de septembre 2019 à mai 2020 d'un atelier d’artiste situé en plein cœur de Bruxelles (77 rue du Canal, 1000 Bruxelles).

Une bourse mensuelle de 200 € à titre de participation à l’achat de leur matériel.

Un accompagnement par une professionnelle historienne de l’art.

Une exposition à l’issue de leur séjour, inaugurée par un vernissage, en mai-juin 2020.

 

COMMENT DEVENIR BOURSIER ? 

Les candidats peuvent envoyer leur dossier de candidature, conforme au règlement du concours, jusqu'au 1er août 2019 (minuit). Le dossier complet doit être envoyé par e-mail (via WeTransfer le cas échéant) à isabelle@carrefourdesarts.be.  

 

 

Irina FAVERO-LONGO - Mars 2019

Le pied : retourner une architecture, la prendre en main, l'ouvrir, y mettre un doigt, la jeter à la poubelle.

Je me déplace dans les rues et je cherche des fonds verts. Ma recherche urbaine m’amène jusqu’au terrain de golf, vers le « Green ». Un fond vert troué, à perte de vue sous nos pieds. Puis arrive le minigolf: ville pour les pieds.

La ville est pleine de modèles réduits d’architectures : objets à posséder comme souvenirs, ou montagnes de cartons qui le temps des poubelles, s’érigent au bord des rues.

Dans mes ballades urbaines je trouve aussi souvent des écrans étonnants.

La ville et sa composition offrent des cadres de toutes sortes. Des cadres et leurs hors champs. 

Dans mon atelier, je construis « la Niche » : un modèle réduit d’architecture qui est un dispositif pour filmer. Elle permet de: rentrer sa tête dans le cadre de l’image, s’allonger sur le fond vert, avoir des conversations crâne contre crâne sans se voir mais en se sentant.  Le cadre est une architecture, le cadre est profond et étroit.

 

CÔME LEQUIN - Février 2019

"Les mendiants ne travaillent pas, dit-on. Mais alors, qu’est-ce que le travail ? Un terrassier travaille en maniant un pic. Un comptable travaille en additionnant des chiffres. Un mendiant travaille en restant dehors, qu’il pleuve ou qu’il vente, et en attrapant des varices, des bronchites, etc. C’est un métier comme un autre. Parfaitement inutile, bien sûr – mais alors bien des activités enveloppées d’une aura de bon ton sont elles aussi inutiles. En tant que type social, un mendiant soutient avantageusement la comparaison avec quantité d’autres."

George Orwell, Dans la dèche à Paris et à Londres.

 

La peau de l'ours, travail en cours. Photo, vidéo, gravure, performance. 

 

CAROLINE DELAVILLE - Janvier 2019

« Le problème n’est pas d’inventer l’espace, encore moins de le réinventer, mais de l’interroger, ou plus simplement encore, de le lire ; car, ce que nous appelons quotidienneté n’est pas évidence, mais opacité : une forme de cécité, une manière d’anesthésie. »
Georges Perec, Espèces d’espaces. 

 

LOUIS DARCEL - Décembre 2018

 

 

JULIETTE CAZALIC - Octobre 2018

 

"Dès l'époque secondaire, les mollusques construisaient leur coquille en suivant les leçons de la géométrie transcendante", Gaston Bachelard, "La poétique de l'espace"