© photo Thomas Jean-Henri

Élise Peroi

Née en 1990 à Nantes, Élise Peroi est une artiste textile diplômée de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Elle se voit octroyer la bourse de la TAMAT à Tournai Centre du Textile et des Arts Muraux en 2017 et est sélectionnée l’année suivante pour la résidence sur l’île de Comacina.

Élise Peroi crée des installations textiles se nourrissant de la technique du tissage. Sa démarche proche de la performance l’amène à collaborer avec d’autres artistes et musiciens à Bruxelles, Hong Kong, Paris et Marrakech. L’artiste travaille sur le lien entre la parole et le textile comme point fondateur de l’image d’un discours politique et poétique. Ce médium a permis de diffuser des messages en entrecroisant des fils que l’on pourrait comparer à des discours et qui a laissé perdurer l’écho des chants accompagnant ces labeurs. Ce médium joue de ces sens amalgamés. Il en résulte que cet outil a été traduit dans de nombreuses civilisations comme élément de langage. Pour traduire cette recherche, elle a recours à différents moyens d’expression dont la technique du tuftage. Le tapis est pour Élise Peroi un outil de transmission, symbole de mémoire et traitant l’imaginaire commun. L’artiste s’intéresse à cette thématique, et propose d’explorer le rapport d’une technique traditionnelle textile au langage numérique, sonore et gestuel. 

 « Dans un jeu de constructions visuelles, le récit des origines se découvre. Tisser devient alors une action de construction, l’organisation d’une trame, qui traverse le temps et l’espace en suivant l’évolution personnelle des réflexions de l’artiste. Le temps devient un élément créateur. L’espace visuel qui en découle devient méditatif, presque idéal, philosophique. Les gestes du tissage ne sont plus seulement associés au savoir-faire mais se ritualisent en quelque sorte pour faire naître des œuvres contemplatives qui permettent alors la cohabitation d’antagonismes universels ; comme la naissance et la mort, le vide et le plein, l’immobilité et l’action, le fini et l’infini. De ces entremêlements naissent des résonances, se créent des réseaux d’effets visuels narratifs qui informent sur l’histoire du monde, il est découle des installation plurielle performative » explique Coline Franceschetto.

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