Marie Helpin 

Marie Helpin est une jeune artiste qui vit et travaille à Bruxelles. En 2015, après un échange de plusieurs mois à la Central Saint Martins à Londres, elle obtient son Master en Gravure et Image imprimée à La Cambre. 
Depuis plusieurs années, elle est attirée par ce que les humains laissent derrière eux, les fragments, les restes, les débris abandonnés, en particulier après un accident. Peu importe sa puissance et sa violence, après l’accident nous ne voyons plus que ce qu’il reste. 
Lors de ses études à La Cambre, elle a élaboré une recherche sur le langage de la gravure qui explore l’image et ce que personne ne montre au spectateur ; sa matrice. La matrice et son rapport à l’empreinte constituent le fondement de la démarche de Marie Helpin. Utilisée en sa qualité d’objet et non plus comme élément de reproduction, la matrice, au cœur de son expérimentation, est manipulée et éprouvée. 
En effet, les preuves d’un accident restent visible parfois plusieurs années. La matrice et son empreinte deviennent à leur tour la preuve que quelque chose s’est produit. Marie Helpin travaille via des formes et des processus qui montrent une certaine forme de résilience de la matrice.  

« Formée aux techniques de la gravure et de l’image imprimée, ma pratique artistique prend sa place dans une approche expérimentale et ouverte dans le champ de la gravure, de la sculpture, et de l’écriture. La matrice de gravure et son rapport à l’empreinte constituent un des fondements de ma démarche artistique. Dans mes derniers projets, la matrice, en plastique rigide enrichi de matériaux industriels, (scoth, fibre de verre…) et récupérés, perd sa forme conventionnelle : elle n’est ni de métal ni de bois. Mes recherches abordent la matrice au-delà de sa seule fonction de contre-forme à l’image, ainsi elle est aussi utilisée en sa qualité d’objet. Au départ, je travaille l’empreinte et les matières via un jeu de composition et un mode d’impression, par la suite mon approche devient sculpturale.
Au-delà du savoir-faire et de la technique, mon travail aborde des notions comme les restes, les débris et l’accident. On les retrouve parfois au travers du processus, dans l’histoire subtilement énoncée des lieux et des objets, des collages et dans la mémoire de ces restes accidentés. Les empreintes et les objets sont créés via des étapes de transformations, de dégradations, des gestes répétitifs ou encore des outils d’impressions. Les moyens de l’installation, les manipulations et les assemblages me permettent d’exprimer sous différentes formes cette dualité ’empreinte-matrice’ qui me fascine. Au travers des objets accidentés que je rencontre et que je produis lors de mon processus de création je vois de nouvelles histoires à raconter. L’écriture poétique intervient de manière intimiste, elle devient à son tour une trace qui reste. »

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