MENU
Téo Becher Emmêlements
No items found.

Emmêlements et autres histoires de forêts

Téo Becher

17.04->03.05.26

Téo Becher Emmêlements

Depuis une dizaine d’années, la pratique photographique de Téo Becher s’attache à des espaces où la nature et l’humain sont interreliés. La forêt en constitue l’un des exemples récurrents. Introduit en 2020, par le projet intitulé hercynienne consacré à la forêt de Soignes, ce sujet a trouvé un nouveau déploiement depuis 2023, lorsque Téo Becher a développé sa lecture photographique en suivant l’archéo-botaniste Vanessa Py-Saragaglia et l’écologue Mélanie Saulnier.

« Si les forêts m’intéressent, ce n’est pas pour partir à la recherche d’écosystèmes préservés de l’activité humaine » précise le photographe. C’est davantage pour questionner ce qui définit la nature à l’ère de l’anthropocène : là où l’humain a apposé sa marque. L’étude des charbons de bois recueillis par Vanessa Py-Saragaglia permet ainsi de retrouver les traces des exploitations liées aux pratiques de charbonnage ou de prélèvement de bois en vue d’un usage domestique, industriel ou militaire. Pour Téo Becher, il ne s’agit pas de documenter le travail de la scientifique mais plutôt de traduire, par la photographie, ce que son étude archéologique fait surgir de la perception des forêts en tant que milieux naturels constitués par des strates, accumulées et enfouies, d’histoires d’interventions humaines.

En arpentant les sous-bois avec un appareil moyen format ou une chambre 4x5, Téo Becher relie sa vision au mouvement de la marche ralentie par le matériel qu’il transporte. Il éprouve physiquement et sensoriellement les espaces sylvestres dans une variation de points de vue et de sensations : humidité, froid, chaleur, effets de lumière, odeurs, sons etc. La photographie combine un regard descriptif, analytique et sensible. Car, comme le rappelle Stephen Shore « le photographe part du désordre du monde et sélectionne une image. [Il] simplifie le fouillis en lui donnant une structure. » Le cadrage vient apposer son ordre. Il isole, découpe des fragments dans les enchevêtrements naturels. Les vues en plan large, les plans rapprochés expriment des expériences différentes.

Puis, l’expérimentation technique dans le laboratoire succède à l’expérience du terrain. Sur certaines images, Téo Becher fait apparaître des motifs géométriques simples (lignes, triangle, cercle) sur les formes organiques proposées par les troncs et les branchages entrelacés. Ces interventions issues de la chimie photographique décollent l’image de la retranscription littérale de la réalité. Ces superpositions de signes introduisent une étrangeté. Elles déplacent la perception des formes naturelles tout comme la couleur, saturée, chimique va à l’encontre d’une vision naturaliste. Violette, brune, noire : calcinée.

Ces images cohabitent avec d’autres restées documentaires. Toutes composent un ensemble qui, à travers différents types d’écriture photographique, propose plusieurs modalités de représentation de la forêt comme entité générique : des arbres vivants in situ, aux échantillons d’essences de bois sec. À la forêt perçue comme organisme naturel entropique, s’opposent les vitrines organisées et immuables des muséums d’histoire naturelle qui en conservent des fragments réduits au statut de spécimens. C’est dans cette tension entre deux polarités que se construit le travail du photographe.

Loin d’une représentation idéalisée ou romantique, les photographies de Téo Becher parlent de la forêt comme d’un espace de communauté du vivant, où les arbres et les humains cohabitent depuis toujours : « Mon but est de remodeler l’image de la forêt afin de l’éloigner de son rôle symbolique de nature intouchée, car un tel idéal n’existe pas. »

"La photographie forestière de Téo Becher" par Nathalie Boulouch, 2026

Infos

Vernissage le jeudi 16 avril 2026 de 18 à 21h
Ouvert le weekend de 14 à 19h + vendredi 17 avril
ou sur rendez-vous : 0493 64 97 80 / teobecher@gmail.com
Jusqu'au dimanche 3 mai 2026

79 rue du Canal
1000 Bruxelles

Entrée gratuite

“Emmêlements et autres histoires de forêts" explores anthropized forests, where human activities and forests have co-evolved profoundly over decades, redefining the concept of “nature.” Through the combined perspectives of Téo Becher and scientific teams, the exhibition poses a central question: what do we perceive as natural?

Infos

Opening on Thursday 16 april 2026 6-9 pm
Open on weekends 2-7 pm + Friday 17 April
Or on appoinment : 0493 64 97 80 / teobecher@gmail.com
Until Sunday 3 May 2026

79 rue du Canal
1000 Brussel

Free entry

“Emmêlements et autres histoires de forêts” verkent door de mens beïnvloede bossen, waar menselijke activiteiten en bossen al decennialang nauw met elkaar zijn meegegroeid, waardoor het begrip ‘natuur’ een nieuwe invulling heeft gekregen. De verschillende perspectieven van Téo Becher en wetenschappelijke teams roepen een vraag op die de tentoonstelling begeleidt: wat ervaren we als natuurlijk?

Infos

Vernissage op donderdag 16 avril 2026 van 18 tot 21uur
Open in het weekend van 14 tot 19uur + vrijdag 17 april
of op afrspraak : 0493 64 97 80 / teobecher@gmail.com
Tot zondag 3 mai 2026

79 Vaartstraat
1000 Brussel

Vrije toegang

Expositions

A l’issue de chaque résidence,
les artistes présentent leurs travaux réalisés en cours d’année. La Fondation donne également aux anciens résidents l’opportunité de présenter leurs œuvres récentes dans ses locaux

Exhibitions

At the end of each residency,
the artists present their work produced during the year. The Foundation also gives former residents the opportunity to present their recent works on its premises.

Residentie

Aan het einde van elke residentie, presenteren de kunstenaars hun werk dat in de loop van het jaar is geproduceerd. Ook geeft de Stichting oud-bewoners de mogelijkheid om hun recente werken op haar terrein te presenteren.